Le top 10 des critiques sur Flash

24 04 2009

 

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Oh le sujet qui fâche… Je vais tenter de lister le top 10 des critiques que j’entends régulièrement sur la plate-forme Flash, ou que je constate en parcourant les forums. Cela sera l’occasion d’en discuter sur ce blog… Je vais tenter pour chaque critique de trouver des arguments pour défendre la plate-forme Flash. Go!

1. « Flash est un format propriétaire »

Oui… en effet. Difficile de contrer cette critique, Flash est un plug-in propriétaire même si la politique d’Adobe tend à l’ouverture. La machine virtuelle qui exécute le code AS3 est ouverte (projet Tamarin – MPL), le framework de développement Flex est ouvert, etc… La plate-forme Flash s’ouvre petit à petit, soyons patients. Ensuite, il est un peu simpliste de penser que tout le web est ouvert. Les machines virtuelles JavaScript des navigateurs ne sont pas toutes ouvertes, et pourtant on associe fortement une image d’open aux frameworks AJAX… C’est un sujet compliqué et souvent celui qui réveille le plus d’émotions.

2. « Flash n’est pas référençable »

C’est un sujet où Flash a énormément évolué depuis deux ans. De nombeux articles expliquent désormais comment rendre un site Flash référençable: http://www.adobe.com/devnet/flashplayer/articles/swf_searchability.html Adobe travaille étroitement avec Google et Yahoo sur les bots d’indexation d’applications Flash, et les frameworks évoluent pour simplifier la tâche du développeur (Deep-Linking depuis flex 3). Donc, même si cela demande de la structure et plus d’efforts de développement, un site Flash peut être référençable au même titre qu’un site HTML. 

3. « Flash n’est pas accessible »

Faux. Le framework Flex est encore une fois le plus avancé sur le sujet. Plus de 20 composants sont par défaut accessibles et la classe AS3 pour rendre accessible un composant personnalisé est ouverte. Adobe a signé un accord avec JAWS pour que les malvoyants puissent lire des applications Flash. C’est un sujet qui a toujours été pris au sérieux par Adobe.

4. « Flash est un plug-in. Mes utilisateurs ne vont pas l’installer »

En effet c’est un plug-in à rajouter au navigateur mais c’est le plug-in le plus diffusé sur le web. Adobe tient à jour des statistiques sur son site et affiche que 98% des navigateurs sont équipés du Flash Player en version récente. J’avais même rencontré des clients qui avaient constaté qu’ils avaient plus d’utilisateurs équipes du Flash Player 9, que d’utilisateurs équipés d’une version récente de navigateur internet (qui permet d’exécuter les composants AJAX de dernière génération). Une réelle contrainte reste qu’il faut les droits administrateurs pour installer Flash. Certains administrateurs réseaux en entreprise vous diront l’inverse: « heureusement, nous pouvons contrôler qui installe quoi! ». A ce sujet, un guide d’administration du Flash Player est en ligne ici.

 

5. « Flash n’est pas une plate-forme sur mobile »

Aujourd’hui Flash lite est présent sur plus d’un milliard mobiles. La version la plus avancée (la 3.1) gère tout le code AS2 plus la vidéo HD. Il faudra attendre la fin de l’année pour découvrir les premières version de Flash Player qui gère l’AS3 et le framework Flex sur mobiles… et sur l’iPhone aussi je pense. Flash sera incontournable sur le mobile en 2010.

 

6. « Flash consomme trop de ressources CPU et de mémoire »

Cela peut en effet arriver. Certaines applications Flash demandent beaucoup de ressources. Il faut tout de même à chaque fois comparer ce qui est comparable. Lorsque je fais tourner dans mon navigateur une application Flash comme Buzzword, il faudrait comparer objectivement l’utilisation des ressources avec une autre application de traitement de texte. De même, lorsque vous lancez la lecture d’une vidéo HD en plein écran, vous ne pouvez pas comparer cette expérience avec une simple page HTML. Pour finir sur ce sujet, cela va aussi malheureusement dépendre de la qualité du développeur. Des outils comme le Profiler de Flex Builder sont proposés pour l’aider à optimiser les performances.

7. « Flash n’est pas sécurisé et le player a trop de failles »

En effet, régulièrement des failles sont annoncées et corrigées par les équipes du Flash Player. Il n’y aura eu que trois grandes failles en 12 ans de vie du lecteur Flash. On pourrait s’amuser à comparer le nombre de failles de Flash à celui des failles dans les navigateurs web 🙂 La sandbox du Flash Player est réputée très fiable, et parfois même trop sécurisée au goût des développeurs.

8. « Flash est pour gérer du multimédia, ce n’est pas une plate-forme pour des applications »

A l’origine, Flash a été créé pour rajouter de la vie au web grâce à des animations, puis de la lecture de vidéo, de son, puis de l’interactivité, des jeux… C’est toujours le gros de l’usage de Flash. Depuis l’explosion de Flex, de nombreuses applications d’entreprise tournent sur le plae-forme Flash, sur Internet comme sur les intranet. Je dirais même que 80% des applications Flex sont des applications métier internes. Des grands comptes français comme la MAAF, SANOFI, L’OREAL, ORANGE… utilisent massivement Flex pour le développement des interfaces riches de leurs applications métiers.

9. « Flash, les interfaces riches, l’ergonomie… ça ne sert à rien pour mes écrans »

Vaste sujet. C’est peut-être le point le plus difficile: Sensibiliser une entreprise à l’importance de l’expérience utilisateur. Pour un site de eCommerce, le retour business est évident… mais comment mesurer un ROI sur la refonte des interfaces d’une application de gestion? En fait, c’est le point essentiel de la RIA. Pendant trop longtemps, les interfaces étaient System-centric et les utilisateurs subissaient les écrans renvoyées par les applications. Cela entraine des formations sur les outils, des frustrations, de la perte de productivité, et surtout, cela peut aboutir à un échec pur et simple de l’application. Une étude Gartner rappelle qu’une mauvaise adoption des interfaces par les utilisateurs est la principale cause d’échec des applications informatiques… tout simplement parceque personne ne souhaite les utiliser, l’expérience est trop douloureuse, et l’application tombe dans l’abandon. Il faut toujours que l’utilisateur ressente la valeur ajoutée d’un service en ligne. L’approche proposée par la RIA et les interfaces riches est de revenir à un mode user-centric pour définir les interfaces… et s’occuper du système ensuite. La plate-forme Flash est positionnée en leader sur le marché des RIA, car Flash est le moteur d’exécution qui offre le plus de liberté graphique et un moteur de calcul puissant.

10. Point ouvert…

A vous de me dire s’il manque un point… Un oubli ?..

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