
Adobe a organisé une soirée la semaine dernière au Bistrot Brassac intitulée ‘Le développement d’applications dans un contexte multi-screen’. L’objectif était de réunir une dizaine de bloggeurs/designers/développeurs pour échanger nos points de vue sur le sujet. Les invités se présentent sur cette vidéo.
Le muti-screen selon Adobe, c’est le fait de retrouver une même application, avec une même expérience utilisateur sur plusieurs écrans: son PC, son mobile, sa TV interactive, son GPS, etc… L’ubiquité du Flash Player et l’annonce de la version 10.1 confortent cette approche et semble donner de l’espoir à notre communauté de développeurs qui doivent adresser un environnement fragmenté. Après en avoir discuté avec les participants à ce think-tank, je pense que le fait de développer une application “une fois” pour tous les devices est une utopie. Par contre, le fait de développer des composants réutilisables est une réalité grâce à la Flash Platform. Ce qui me semble le plus important est de ne pas tenir compte de la taille de l’écran en priorité, mais de l’usage par rapport au device. Un écran de GPS est aussi grand qu’un écran de l’HTC Diamond, mais faut-il pour autant proposer exactement la même application ? la même expérience utilisateur ? L’utilisateur qui conduit un véhicule n’aura qu’un accès furtif à l’écran, et peu d’interactions. Par contre, sur le HTC Diamond, il saura y consacrer du temps de l’attention dans les transports en commun par exemple. De même, il faut prendre en compte le contraste des applications en fonction des usages, la taille des polices pour faciliter la lecture, etc… J’en arrive à penser que le raccourci que j’entends très souvent en clientèle en ce moment: “Est-il possible de réutiliser la même application sur mobile ?”, répond plus à des attentes d’informaticiens. Les mouvements de la RIA et des applications “user-centric” nous ont appris à nous recentrer sur les besoins de l’utilisateur et sur ses modes d’interactions avec une application. Personnellement, en tant que développeur ActionScript, je me réjouis de pouvoir développer dès 2010 des applications pour mobiles… mais il me reste à apprendre les bonnes pratiques de design et d’interactions sur ces environnements (multi-touch, contraste, priorité de l’information…). Au travail donc…
Un autre sujet qui m’a intéressé, soulevé par Peter Gabor, le fait que le mobile devienne le standard de demain… Aujourd’hui, la version mobile d’une application/site web est souvent une version “dégradée” sur mobile. Mais si demain, le mobile devient le standard, le principal point d’accès à une application, alors ce mouvement pourrait s’inverser. La version web serait alors une version dégradée, qui reprendrait les codes d’interfaces de la version mobile. Pourquoi ? Pour des raisons économiques. Aujourd’hui, pour les raisons que j’évoque plus haut, on pressent le fait qu’une application web devra être déclinée pour de plus en plus de devices. Même si nous utilisons à chaque fois la même technologie grâce à la plateforme Flash pour réaliser et déployer ces applis, cela représentera potentiellement des coûts supplémentaires… et du coup nous n’aurons pas toujours le budget pour développer des versions parfaitement adaptées aux usages sur chaque device… Une tendance un peu lancée par provocation par Peter, mais à surveiller. Merci aux participants pour ces échanges. Maintenant je dois préparer ma valise, et direction la Californie pour une semaine.


Le concept de Flash Platform Services a fait son apparition pendant l’été et continue de proposer de plus en plus de services pour les développeurs Adobe. Sur le
EDIT: La vidéo est en ligne ici:

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