Adobe répond à Apple

2 02 2010

Photo vue sur http://www.thebluelego.com/, par Marky Hladish

Kevin Lynch, CTO d’Adobe, et grand visionnaire de la Flash Platform vient de répondre sur le blog d’Adobe aux différentes attaques subies par Flash ces derniers jours. Rappel des faits en trois mots: Lancement de l’iPad avec pendant la conférence un exemple de site où le logo bleu apparait pour illustrer l’absence de Flash sur la tablette, propos de Steve Jobs rapportés dans la presse où il traite Adobe de fainéant (lazy) et annonce la mort prochaine de Flash « car tout le monde veut du HTML5″, déferlante de haine sur différents blogs à l’égard de Flash (animée en fait par un noyau de rédacteurs – nous avons constaté sur nos propres blogs que les différents commentaires viennent des mêmes adresses IP).

Même si la réponse peut paraitre un peu sage à la première lecture, elle est assez directe quand on s’y attarde et qu’on rentre dans les détails du post. Evidemment, j’imaginais mal Kevin répondre avec une phrase dans la veine de « Adobe is Lazy »… Il est temps de stopper le match de football.

Voici quelques remarques tirées de cette réponse que je me permets de traduire en français à l’arrache (le post d’origine est ici):

« Certaines personnes ont été surprises par l’absence de Flash sur des devices qui viennent d’être annoncés. L’ironie du sort veut que Flash a été à l’origine conçu pour des tablet-PCs il y a environ 15 ans. Si Flash existe encore aujourd’hui, c’est parce qu’il a suivi des routes alternatives en proposant une solution sur le web pour diffuser des graphiques vectoriels sans consommer trop de bande passante, puis en rajoutant des fonctionnalités qui ont remporté un fort succès comme l’animation, le streaming audio, les interactions riches, le choix de polices d’affichage, la communication audio/video bidirectionnelle, le stockage en local et la révolution de la vidéo en ligne.

En augmentant les capacités de base du HTML, Flash a connu une incroyable adoption, avec plus de 85% des sites les plus visités au monde qui affichent du contenu Flash, et le Flash player qui est présent sur plus de 98% des ordinateurs connectés à Internet. Il est utilisé en majorité pour les jeux en ligne, la vidéo, l’animation en ligne et par de grandes marques comme Nike, Hulu, la BBC, la MLB, etc… qui font confiance à Flash pour atteindre plus d’un milliard de personnes dans le monde.

Aujourd’hui, nous vivons un moment crucial pour Flash. Une grande variété de devices au-délà du simple PC arrivent sur le marché, avec différentes façons de naviguer sur le web, ce qui augmente considérablement les attentes par rapport à Flash (et les performances sur ces devices). Nous allons prochainement lancer le Flash PLayer 10.1 pour smartphones conjointement avec les plus grands constructeurs. Cela inclut Google (Android), Blackberry (RIM), Nokia, Palm et beaucoup d’autres constructeurs pour des tablettes, des netbooks, et des TVs interactives. Le fait d’intégrer Flash dans les navigateurs de ces appareils vont permettre de vraiment donner accès à tout le web. Cette mission est accomplie grâce à l’Open Screen Project, une fondation créée par Adobe et qui nous permet de travailler avec plus de 50 partenaires. Par exemple, le Nexus One de Google va fournir une excellente expérience en embarquant Flash Player 10.1 dans le navigateur.

Donc, pourquoi Flash n’est pas présent sur les devices d’Apple ? Nous avons déjà prouvé que Flash fait sens sur ces environnements en permettant le développement d’applications pour l’iPhone, développée en Flash. En fait, certaines de ces applications sont déjà sur l’Apple Store comme FickleBlox et Chroma Circuit. Cette même technologie fonctionnera aussi pour l’iPad. Nous sommes prêts à lancer le Flash Player dans le navigateur de l’iPhone dès qu’Apple décidera de laisser ce choix à ses utilisateurs, mais jusqu’à aujourd’hui, Apple n’a pas coopéré avec nos équipes pour nous permettre un tel développement.

Sur le long terme, certains pensent qu’HTML va supplanter le besoin de Flash, particulièrement depuis les récents développements qui arrivent en HTML version 5. Je n’imagine pas une technologie remplacer l’autre, certainement pas aujourd’hui, ni même dans le futur.

Adobe supporte le HTML et ses évolutions, et nous avons toujours veillé à rajouter des fonctionnalités autour d’HTML au fur et à mesure de ses évolutions. Si HTML pouvait faire de façon certaine tout ce que Flash sait faire, cela nous aurait certainement fait économiser beaucoup d’énergie, mais il ne semble pas que cela soit le cas. Même dans le cas de la lecture de vidéo, Flash permet la lecture de 75% des vidéos sur le web aujourd’hui, les implémentations futures de la vidéo en HTML ne sont toujours pas standardisées dans un format commun entre navigateurs, et les utilisateurs comme les producteurs de contenus risquent de revenir aux temps sombres de la vidéo sur le web avec des problèmes de compatibilité.

La productivité et la richesse de Flash restent des avantages pour la communauté web, malgré les avancées d’HTML. La Flash team continuera d’innover pendant les prochaines années, comme elle l’a fait depuis plus de 10 ans, pour permettre la mise en ligne d’expériences uniques. Avec la capacité unique de mettre à jour la majorité des clients Web en moins d’une année, Flash rend possible l’innovation sur le web pour atteindre un maximum d’utilisateurs sans se soucier des incompatibilités HTML à travers les navigateurs.

(…) Flash et HTML sont meilleurs lorsqu’ils cohabitent, pour laisser un choix pragmatique quant à l’usage de la meilleure technologie en fonction des forces de chacune et pour offrir la meilleure expérience sur le web.(…) »

C’était donc la réponse officielle de Kevin Lynch. Je dois vous avouer que le coup du « Adobe is lazy » nous a un peu secoué en interne. Même s’il s’agissait de propos rapportés lors d’une réunion interne d’Apple, et que du coup j’imagine des propos un peu fort de Steve Jobs pour motiver ses équipes, il n’y a eu ensuite aucun démenti ni début d’excuses. Apple est en train de créer un modèle ultra-contrôlé, où l’utilisateur n’a pas un accès libre au contenu en ligne (contrôle de l’expérience web, contrôle DRM propriétaire sur les eBooks dans l’iPad, etc…).  C’est un choix stratégique qui peut se comprendre d’un point de vue business. Par contre, traiter de « lazy » un éditeur comme Adobe, qui a clairement contribué à l’innovation sur Internet, tout en faisant tout pour bloquer le développement d’une version optimisée du Flash Player sur leur plateforme… c’est franchement nul. Apple doit assumer sa stratégie de cacher jusqu’à la dernière seconde (puis parfois après le lancement), le fonctionnement des couches basses de ses OS. Nos équipes coopèrent dix fois mieux avec Microsoft par exemple pour le portage de Flash sur leurs OS PCs comme Mobile. J’espère que le dialogue va reprendre. En attendant, préparez-vous à de belles démos lors du World Mobile Congress mi-Février: Le Flash Player 10.1 sera une des stars de l’événement et tournera sur des tablettes, des mobiles, des TV interactives, etc…





iPad, Adobe, iPadrino…

29 01 2010

Ca y est! La tablette Adobe Apple est enfin disponible! Je vous livre ce scoop, elle s’appelle l’iPad… Léger scoop alors: Je n’ai jamais vu un événement aussi couvert en ligne et sur Twitter. C’était juste excellent. J’ai suivi la conf sur Gizmodo, avec des photos et des commentaires postés en live, plus le son (d’un téléphone du public) transmis en direct sur une web radio. Une fois de plus, quelle présentation de lancement! Steve Jobs reste la maitre absolu, il Padrino.

Maintenant, parlons du produit. Personnellement, j’imagine mal transporter l’iPad avec moi tous les jours. Je l’imagine plus comme point d’accès chez soi, une tablette par foyer, pour lire, regarder des films, consulter à l’occasion ses emails, etc… La version 3G qu’ils comptent sortir a peu de sens, mais attendons de voir les usages proposés.

Sans surprise, le Flash Player n’est pas présent dans le navigateur Safari de l’iPad. Les expériences riches passeront donc nécessairement par l’Apple Store… et les utilisateurs de l’iPad seront privés de 70% des jeux web, 75% des vidéos en ligne et de tous les sites qui ont du contenu Flash (soit 85% du top 100 des sites web). L’excuse technique ne tient plus… et encore moins depuis qu’Adobe a dévoilé le Flash Player 10.1 optimisé pour les environnements mobiles. Dommage donc, mais je ne suis pas surpris. J’ai pu lire sur la toile que c’était pour assurer la promotion de HTML5, mais cette optique n’est pas réaliste. Je rappelle que l’iPad sera dans le commerce dans deux mois, et que le web ne sera en HTML5 cet été… Sur ce sujet, je vous conseille cet excellent post de John.Mais soit, nous comprenons tous pourquoi Apple tient à conserver la maitrise de sa plateforme et le passage par l’Apple Store. Au delà de l’aspect business, cela assure un contrôle des flux, de la bande passante consommée, de l’expérience validée par les équipes Apple pour toute application riche. Nous ne vivrons donc pas l’expérience « ultime » de navigation sur le web comme l’illustre Lee sur son blog qui m’a beaucoup fait rire: http://theflashblog.com/?p=1703

Autre point qui m’a déçu (outre l’absence de webcam), c’est la politique de DRM appliquée sur les livres. Les utilisateurs ne pourront pas accéder aux ePublications qu’ils achètent depuis tous leurs devices, où sur la plateforme de leur choix. Par contre, le fait de supporter le standard ePub est une excellente nouvelle. Adobe a contribué à la création de ce standard, et des produits comme InDesign permettent d’exporter ses publications au format ePub. Je pense qu’Apple avec l’iPad tente avant tout de lancer pour de bon le marché du livre électronique: le format de la tablette est plus proche de l’A4 que d’un lecteur de vidéo en widescreen, toute l’interface a été pensée pour reprendre les métaphores du papier (navigation, gestion des contacts, calendrier, etc…) et Steve Jobs n’a pas caché sa volonté de faire mieux qu’Amazon sur le sujet. C’est le principal défi que devra relever l’iPad, après plusieurs tentatives ratées depuis 15 ans. Personnellement, c’est pour l’instant ma première motivation d’achat de l’iPad, le fait de centraliser mes lectures sur un appareil.

En conclusion, je dirai que c’est une fois de plus la grande victoire des interfaces riches. Si l’iPad est un succès, c’est avant tout pour récompenser l’énorme travail d’Apple effectué sur l’expérience d’installation d’applications, de paiement en un clic, de navigation, etc… Un succès sur la couche de présentation donc, plus que sur la couche de services. La communauté de designers et de développeurs Adobe est certainement la plus expérimentée sur le sujet. La bonne nouvelle est que le Packager pour iPhone qui va sortir au printemps avec la CS5, pour automatiquement exporter ses applications/jeux Flash en applications iPhone, va être adapté par nos équipes pour rapidement aussi exporter des applications pour l’iPad. D’ailleurs, si vous avez des idées d’applications que vous souhaitez publier sur l’Apple Store pour l’iPad, nous vous aiderons comme le précise Michael Chou à la fin de son post. Il révèle aussi que nous travaillons activement sur un framework qui facilitera le développement d’interfaces multi-screen. Un bon article sur le sujet vient d’être publié par Christian Cantrell.

J’ai hâte de tester l’iPad, et spécialement la librairie (même s’il semble qu’elle ne sera accessible qu’aux USA dans un premier temps). Je n’ai pas encore l’intime conviction que l’iPad remportera un succès aussi phénoménal que l’iPod ou l’iPhone, à moins qu’Apple ne remporte le pari de l’eBook. Et sur ce point, il faut faire confiance à Steve Jobs, iPadrino, qui nous propose une fois de plus un objet fascinant: « I’m going to make him an offer he cant’ refuse », ou plutôt « I’m going to launch a product you can’t live without ».





Flex à DAVOS pour le WEF

27 01 2010

J’ai la chance de représenter Adobe cette semaine à l’occasion du World Economic Forum à Davos. Adobe travaille depuis plusieurs mois avec le WEF, une organisation indépendante et internationale qui travaille à l’amélioration de l’économie mondiale. Cette organisation fête ses 40 ans et tente depuis plusieurs années d’offrir à ses membres un espace web social et collaboratif pour continuer pendant l’année les travaux initiés lors des conférences. Ce portail s’appelle WELCOM (World Economic Leaders Community) et sa dernière version, développée par Adobe, est une application Flex. C’est une application magnifique… et malheureusement, je n’ai pas encore l’autorisation de vous montrer des écrans ou des vidéos. Mais les membres de l’équipe vont préparer du contenu publique. Cette RIA permet de créer des communautés virtuelles, avec un espace public (news, publications, discussions), et privé pour avancer sur les débats initiés à Davos. A tout moment, une communauté peut initier la rédaction d’un nouveau document. WELCOM se base alors sur Buzzword, le traitement de texte d’Acrobat.com, pour que les participants rédigent et révisent en temps réel les publications. Une fois validées, elles sont converties en PDF et publier sur la zone publique de WELCOM. Autre outil mis à la disposition des membres de WELCOM: Acrobat Connect Pro. Le fait d’être membre de WELCOM leur donne accès à la plateforme de webConferencing d’Adobe pour démarrer une réunion en ligne, où qu’ils soient dans le monde. Ils peuvent alors échanger par webcam, chat, partager des documents, visionner des vidéos… et enregistrer ces entretiens en ligne.

L’application rencontre un vif succès, et en quelques jours, plusieurs milliers de demandes de connexions ont été effectuées entre les membres pour créer des communautés virtuelles. Le fait de développer une interface riche est ici essentiel car les utilisateurs sont tous les leaders économiques, souvent peu habitués aux outils informatiques, et qui du coup souhaitent évoluer dans une expérience efficace et intuitive. Nous effectuons aussi des tests d’usabilité sur le stand pour améliorer l’interface, mais les retours sont très positifs. C’est aussi une belle réussite technologique car l’interface est connectée à Sharepoint pour gérer les rôles des utilisateurs et l’archivage des publications, au moteur de recherche FAST et à des services métiers du WEF pour synchroniser les différentes activités sur le portail. Dès que je reçois des visuels publiques, je vous les communiquerai sur le blog.





Bienvenue en 2010

24 12 2009

C’est l’heure du bilan. 2009 fut une année riche en annonces pour les développeurs de RIA, principalement ponctuée par des lancements de betas (Flash Player 10.1, Flex 4, Flash Builder 4, Flash Catalyst, AIR 2.0). Et qui dit « betas en 2009″, dit « sorties officielles en 2010″. L’année prochaine sera un tournant important pour la Flash Platform. Dès le début du printemps, nous pourrons officiellement profiter des nouveautés de Flash Builder (dont quelques pépites non dévoilées dans la beta…), et très peu de temps après profiter de Flash Catalyst.

AIR 2.0 suscite aussi beaucoup d’enthousiasme dans la communauté, notamment la classe de gestion de native process et le serveur de socket. J’ai hâte de voir les premières applications officielles tournées sur ce nouveau runtime. Les expérimentations faites avec la beta sont déjà très innovantes.

2010 sera aussi l’année du Flash Player sur mobile: sortie de betas publiques pour les développeurs, et surtout nous verrons arriver dans les magasins les premiers devices qui embarqueront nativement le Flash Player 10.1. Les premiers OS concernés sont Windows Mobile, Android, Palm WebOS et Symbian. D’autres suivront… Autre sujet à surveiller: le multi-touch. Toutes les API sont prêtes, reste à comprendre comment les devices desktop vont évoluer et à quelle vitesse.

Flex va aussi conforter son empreinte en entreprise en 2010. De grandes références dans tous les domaines (banques, assurances, telco, gouv…) ont généralisé l’usage de Flex pour le développement d’applications métiers en 2009, et d’autres sont en cours. Sur ce point, si vous cherchez des références publiques et françaises, contactez-moi. Adobe va aussi annoncer des alliances stratégiques pour renforcer la présence de Flex sur les applications d’Entreprise. L’alliance avec SalesForce.com n’est qu’une première d’une longue série.

Côté solutions serveur, je vais principalement m’intéresser au marché des mashups d’Entreprise en 2010. Ce nouveau modèle de développement, en cours de maturation, propose une alternative intéressante au développement pur de RIA. La nouvelle offre LiveCycle Mosaic ES2 devrait séduire de nombreuses équipes IT en 2010, et j’espère pouvoir les accompagner en avance de phase.

Enfin, d’un point de vue personnel, je vais certainement changer de fonction au sein d’Adobe au printemps. More to come… Bref, l’année 2010 s’annonce riche en annonces, libératrice, innovante et Adobienne. Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et une année 2010 riche en émotions.





Multi-screen ou multi-usages

1 12 2009

Adobe a organisé une soirée la semaine dernière au Bistrot Brassac intitulée ‘Le développement d’applications dans un contexte multi-screen’. L’objectif était de réunir une dizaine de bloggeurs/designers/développeurs pour échanger nos points de vue sur le sujet. Les invités se présentent sur cette vidéo.

Le muti-screen selon Adobe, c’est le fait de retrouver une même application, avec une même expérience utilisateur sur plusieurs écrans: son PC, son mobile, sa TV interactive, son GPS, etc… L’ubiquité du Flash Player et l’annonce de la version 10.1 confortent cette approche et semble donner de l’espoir à notre communauté de développeurs qui doivent adresser un environnement fragmenté. Après en avoir discuté avec les participants à ce think-tank, je pense que le fait de développer une application « une fois » pour tous les devices est une utopie. Par contre, le fait de développer des composants réutilisables est une réalité grâce à la Flash Platform. Ce qui me semble le plus important est de ne pas tenir compte de la taille de l’écran en priorité, mais de l’usage par rapport au device. Un écran de GPS est aussi grand qu’un écran de l’HTC Diamond, mais faut-il pour autant proposer exactement la même application ? la même expérience utilisateur ? L’utilisateur qui conduit un véhicule n’aura qu’un accès furtif à l’écran, et peu d’interactions. Par contre, sur le HTC Diamond, il saura y consacrer du temps de l’attention dans les transports en commun par exemple. De même, il faut prendre en compte le contraste des applications en fonction des usages, la taille des polices pour faciliter la lecture, etc… J’en arrive à penser que le raccourci que j’entends très souvent en clientèle en ce moment: « Est-il possible de réutiliser la même application sur mobile ? », répond plus à des attentes d’informaticiens. Les mouvements de la RIA et des applications « user-centric » nous ont appris à nous recentrer sur les besoins de l’utilisateur et sur ses modes d’interactions avec une application. Personnellement, en tant que développeur ActionScript, je me réjouis de pouvoir développer dès 2010 des applications pour mobiles… mais il me reste à apprendre les bonnes pratiques de design et d’interactions sur ces environnements (multi-touch, contraste, priorité de l’information…). Au travail donc…

Un autre sujet qui m’a intéressé, soulevé par Peter Gabor, le fait que le mobile devienne le standard de demain… Aujourd’hui, la version mobile d’une application/site web est souvent une version « dégradée » sur mobile. Mais si demain, le mobile devient le standard, le principal point d’accès à une application, alors ce mouvement pourrait s’inverser. La version web serait alors une version dégradée, qui reprendrait les codes d’interfaces de la version mobile. Pourquoi ? Pour des raisons économiques. Aujourd’hui, pour les raisons que j’évoque plus haut, on pressent le fait qu’une application web devra être déclinée pour de plus en plus de devices. Même si nous utilisons à chaque fois la même technologie grâce à la plateforme Flash pour réaliser et déployer ces applis, cela représentera potentiellement des coûts supplémentaires… et du coup nous n’aurons pas toujours le budget pour développer des versions parfaitement adaptées aux usages sur chaque device… Une tendance un peu lancée par provocation par Peter, mais à surveiller. Merci aux participants pour ces échanges. Maintenant je dois préparer ma valise, et direction la Californie pour une semaine.





Flex et PHP au PHP Forum

18 11 2009

J’ai eu la chance de participer en tant que speaker au Forum PHP organisé par l’AFUP. Ma session était simplement intitulée « Flex et PHP ». Efficace :)

Après une présentation détaillée de la Flash platform, je me suis attardé sur le format AMF et le partenariat signé avec Zend qui intègre nativement dans son framework le projet ZendAMF (proche de AMFPHP). J’ai présenté quelques exemples de sites réalisés en Flex et PHP dont www.vw.co.uk, et aussi quelques composants riches comme le diagramme de Gantt d’ILog Elixir.

Ma démonstration portait tout d’abord sur les nouveaux outils de connexion à des services PHP présents dans Flash Builder 4 beta2. En quelques minutes, il est possible de développer un back-office pour administrer vos tables MySQL via PHP. Cela ressemble à la démo « CRUD en 5 minutes » déjà postée sur ce blog dans l’esprit. Ensuite, je me suis lancé dans une démo plus risquée. Partir d’un fichier Photoshop, le rendre interactif à l’aide de Flash Catalyst, et le connecter à une base de données MySQL en passant par des services PHP générés par Flash Builder 4. Le tout en moins de 15 minutes. Je viens d’enregistrer à nouveau la démo (en HD sur le site de Vimeo):

Mes slides sont disponibles ici et l’audio de ma conférence ici (ainsi que toutes les autres conférences).





AIR 2.0 et Flash Player 10.1 en betas

17 11 2009

Aujourd’hui, c’est fête. Les betas du nouveau runtime AIR 2.0 et du Flash Player 10.1 sont disponibles sur labs.adobe.com !!! Je vais juste lister quelques nouveautés pour chacune de ces annonces et compte rapidement développer des exemples qui profitent des nouveautés de ces betas. Je commence par le Flash Player 10.1, release mineure ? Plus que ça. C’est la première version du Flash Player issue du travail effectué avec l’Open Screen Project. Cette première beta du player ne s’exécute que sur PC (Windows, MAC, Linux) et Notebook mais rapidement, nous pourrons tester la version pour Palm webOS avant la fin de l’année, puis celle d’Android, etc… En attendant les versions mobiles, voici les nouveautés à expériementer sur nos PCs:

  • Une gestion globale d’erreurs pour les développeurs. C’était la fonctionnalité la plus demandée par la communauté pour aider au debug d’applications Flash. Cela permet d’intercepter n’importe quelle erreur produite par l’application, même celles inattendues, et de gérer l’affichage ou non d’un message.
  • De nombreuses nouveautés en rapport avec le monde de la mobilité sont proposées: support du multi-touch, reconnaissance de gestes, gestion des claviers mobiles, de l’accéléromètre (axes X,Y,Z), orientation de l’écran… Le plus gros du travail pour l’équipe du Flash Player a été un travail d’optimisation et d’amélioration des performances: meilleure gestion de la mémoire, meilleur temps de démarrage, moins de consommation CPU.
  • Désormais, le Flash Player sait profiter de l’accélération graphique (GPU) sur mobile pour tout type de rendu: vectoriel, bitmap, 3D, filtres, transparence… Pour la lecture de vidéo en haute définition (H264) aussi (disponible sur PC et mobiles).
  • Associé aux nouvelles solutions comme Adobe Flash Access, le Flash Player sait gérer la protection de contenu (DRM), les applications Peer2Peer avec le projet Stratus et le nouveau protocole RTMPF, la future gestion du HTTP-streaming pour les vidéos, etc… et ce qui a été annoncé à Paris, l’enregistrement en local du flux audio du microphone.

Au tour de AIR 2.0, l’environnement d’exécution multiplateformes d’applications web sur le bureau:

  • Il est désormais possible d’ouvrir un document avec son application native. Par exemple, vous pouvez demander à ouvrir un fichier .doc, et AIR va automatiquement demander à l’OS d’ouvrir votre traitement de texte qui gère par défaut cette extension de fichier.
  • La détection d’un ajout d’un périphérique de stockage comme une clef USB par exemple.
  • Une nouvelle API pour appeler des processus natifs. Cela rend une application AIR dépendante de l’OS mais beaucoup de développeurs nous ont demandé cette possibilité d’étendre les fonctionnalités de AIR en appelant des librairies natives. Du coup, AIR 2.0 fournit un SDK pour packager des installers spécifiques à chaque OS.
  • L’accès au microphone (car le Flash PLayer 10.1 est intégré dans AIR 2.0) et pour simplifier: toutes les nouveautés du Flash Player 10.1 sont donc accessibles.
  • Un WebKit (moteur de rendu HTML) amélioré car basé sur celui de Safari 4.0.3. Du coup il y a le nouveau moteur JavaScript SquirrelFish, un des plus performants et complets du marché. Vous pouvez même lancer des applications HTML5, sur le bureau et tous les OS.
  • Support avancé de l’IPV6 et des sockets UDP, TSL et SSL. AIR 2.0 peut être aussi transformé en serveur de sockets.
  • AIR 2.0 corrige ses manques en accessibilité et communique avec les screen readers comme JAWS pour les mals voyants.

Dernier rappel: ce sont des betas. Donc: du test, des retours, des démos… en attendant la sortie des versions finales dans la première moitié de l’année 2010.





Social API pour vos applications

3 11 2009

maxcorridorLe concept de Flash Platform Services a fait son apparition pendant l’été et continue de proposer de plus en plus de services pour les développeurs Adobe. Sur le labs, vous trouverez une nouvelle librairie qui se nomme Social et qui est une couche d’abstraction bien pensée pour communiquer avec différents réseaux sociaux comme Facebook, MySpace, Twitter, Yahoo, Google et AOL. Si vous diffusez des applications, des widgets ou des jeux et que vous souhaitez offrir la possibilité de partager son usage, des scores, des impressions… avec les amis de l’utilisateur, cela va vous demander quelques minutes d’intégration. La librairie gère l’authentification en deux clics, la récupération du profil de l’utilisateur sur son réseau social et le fait de poster des humeurs.

Cette librairie fait suite au partenariat avec Gigya et au développement de la Flash Platform Services: une plateforme de distribution de widgets pour monétiser la diffusion de vos applications, des services pour développer des applications collaboratives et désormais une API social. A vous de jouer.





Christophe Coenraets à Paris

28 10 2009

christopheEDIT: La vidéo est en ligne ici:

http://www.baao.com/Video/LCDS3.html

Christophe Coenraets, Senior Evangelist chez Adobe, sera à Paris le 10 Novembre pour présenter les dernières nouveautés du framework Flex en Entreprise.
Expert de l’intégration entre Flex et Java, Christophe présentera les nouveautés de LiveCycle Data Services 3, le Model-Driven Development avec Flash Builder 4 et l’intégration de Flex avec Spring.
Nous conclurons par une session de questions-réponses.

Christophe est un des bloggers les plus actifs sur le sujet (http://coenraets.org). Il connaît parfaitement le monde de l’Entreprise et a travaillé sur de nombreux projets d’intégration Flex et Java. Christophe vit aux Etats- Unis depuis plusieurs années mais fera cette présentation en français, spécialement pour la communauté française !

Sujets abordés:
-          Présentation des nouveautés de LiveCycle Data Services 3
-          Le Model-Driven Development avec Flex 4
-          Flex et Spring

J’avais effectué une introduction sur le sujet lors de l’événement « Back From MAX ». Ceux qui souhaitent comprendre plus en détails le Model-Driven Development doivent absolument assister à cette présentation.

POUR VOUS INSCRIRE (vite! vite!): http://coenraets-flex4.eventbrite.com





Adobe et Salesforce ?

28 10 2009

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Adobe et Salesforce renforcent leur partenariat en annonçant une version de Flash Builder 4 packagée pour Force.com, l’API de Salesforce pour les développeurs Flex. Salesforce est le leader dans le domaine du CRM SaaS. Très fortement implanté en entreprise, Salesforce.com souffre du même mode « system centric » que les autres éditeurs de solutions d’entreprise comme EMC ou SAP. Ils doivent fournir par défaut des interfaces qui conviennent au plus grand nombre. Ainsi une société qui revend des logiciels et qui doit gérer sa base client aura par défaut la même interface qu’un revendeur de fruits, alors que les cycles de ventes et les profils utilisateurs ne sont pas les mêmes. Pour rendre les applications Salesforce plus efficaces, vous pouvez désormais opter pour un développement Flex et produire en peu de temps des interfaces efficaces, rapides et productives.

Techniquement, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Salesforce va exposer des services pour accéder aux informations stockées dans le CRM. LiveCycle Data Services est du coup je pense installé par défaut sur Salesforce et vous pourrez profiter au minimum du Remoting AMF. Le fait que l’annonce parle aussi de la possibilité de développer un client AIR qui gère automatiquement la synchronisation des données entre le mode connecté et déconnecté, est une des fonctionnalités proposées par LiveCycle Data Services et son architecture de Data Management. J’imagine donc que les services sont exposés sous forme de DataServices et que vous pourrez aussi profiter du data-paging, peut-être même du lazy-loading. Cela dépend de la couche de persistance de Salesforce.

Les services Salesforce vont apparaitre directement dans le nouvel onglet « Data Services » de l’IDE Flash Builder 4. Si vous regardez mon post sur « Comment construire une application CRUD en 5 minutes », vous pourrez tout aussi facilement connecter votre application Flex aux données Salesforce!!!

Je considère déjà plusieurs cas d’utilisation de cette intégration:

  • La refonte des écrans du CRM Salesforce pour les rendre plus « user-centric », plus efficaces et pertinents pour vos utilisateurs.
  • L’intégration de données Salesforce au sein de vos applications Flex existantes.
  • La gestion des populations nomades, notamment de votre force commerciale, qui voudra accéder aux données du CRM et les mettre à jour pendant leurs trajets, quand ils sont déconnectés. La valeur du CRM se mesure surtout à la pertinence des informations qu’il contient. Le fait de donner la possibilité à sa force commerciale d’enrichir le CRM à tout moment, même lors de ses déplacements, est un vrai atout.

J’ai hâte de développer une application démo !!! En attendant, vous pouvez lire les articles sur ADC.